Dans Transamerica, vous êtes Bree, un transsexuel qui va devenir la femme qu'il a toujours rêvé d'être. On est loin de Desperate !
J'ai tourné ce film cinq mois avant d'être engagée pour Desperate. J'étais alors une quasi-inconnue. Alors, que l'on pense à moi, c'était miraculeux ! (Rires) . Le film avait un budget ridicule, je ne coûtais presque rien. Bref ! C'était une bonne affaire pour tout le monde.(Rires). De plus, le rôle était un tel défi que j'aurais été stupide de refuser ! L'horreur de vivre dans un corps que l'on n'accepte pas, j'ai connu ça à ma façon. Je savais que je pourrais transmettre ce trouble.
Vous voulez parler de vos problèmes passés de boulimie et d'anorexie ?
Oui. Arrêtons de croire que toutes les actrices ont des carrières lisses, que nous sommes naturellement belles par l'opération du Saint-Esprit. Moi, la thérapie m'a sauvée. Je crois que je me suis sauvée. Je crois que je me suis enfin acceptée à 40 ans. Quand on réussi cela, on a envie de le dire à tout le monde ! Je ne suis plus une actrice désespérée...
Vous formez avec l'acteur William H. Macy un couple très stable. Pas de jalousie entre vous ?
Quand il m'a connue, j'étais moche. Mais déjà brillante. Aujourd'hui, je suis plus jolie, toujours aussi brillante. Et en plus riche. Pourquoi voulez-vous qu'il parte ? (Rires) . Et puis, je suis la mère de nos deux enfants